Logo Ouest FranceBtn retourLes stocks de bar vont mieux, assurent les scientifiques
(article Ouest-France du 9 septembre 2026)

Le Comité national des pêches vient d’attribuer une série de 135 licences

Le Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM) vient de procéder à une vague d’attribution de nouvelles licences augmentant le nombre de navires autorisés à pêcher le bar.

Bar Photo OF 09 09 2026Le comité indique avoir appuyé sa décision sur « les avis scientifiques favorables » publiés par le Conseil international pour l’exploration de la mer (Ciem), qui fait référence pour l’Union européenne.

Ces avis, rappelle le comité, font état d’une « forte reprise des stocks : une augmentation de + 138 % pour le bar du golfe de Gascogne et de + 151 % pour la zone nord » (Manche et mer du Nord).

Pour la campagne 2026-2027, 135 licences ont été attribuées, 70 dans le golfe et 65 au nord. Sur ces 135 licences, 111 l’ont été à de nouveaux armateurs (46 dans le golfe et 65 au nord).

Un mieux après quinze ans de restrictions

Dans le golfe de Gascogne, où 265 demandes avaient été formulées, les attributions ont été faites en faisant le tri des licences inactives, afin de « permettre l’arrivée de nouveaux armateurs », sans augmenter le nombre total de licences. Les attributions ont aussi été équilibrées entre les régions Bretagne, Pays de la Loire et Nouvelle-Aquitaine.

Dans la zone nord, les 65 licences ont été attribuées à 95 % à des navires de moins de 12 mètres et en priorité aux jeunes armateurs.

Le CNPMEM assure ainsi « favoriser le renouvellement des générations dans les entreprises de pêche » ainsi que « la gestion durable des stocks ».

Depuis les années 2010, des restrictions ont été appliquées à la pêche du bar. Elles ont apporté un mieux, tandis qu’une nouvelle méthode d’évaluation des stocks a conduit à une vision plus optimiste de leur dynamique.

Espèce noble, le bar a longtemps été ciblé à la fois par de petites unités très spécialisées, tels les fameux ligneurs du raz de Sein, et par des navires à fort rendement, comme les chalutiers pélagiques et les bolincheurs, qui y ont longtemps réalisé de « gros coups », y compris pendant la période de reproduction, suscitant la colère des ligneurs.

En juin dernier, lors d’une consultation sur une hausse du quota de bar de 43 % dans le golfe de Gascogne, cette perspective a été jugée « largement déraisonnable » par l’association des ligneurs de la pointe de Bretagne.                                                             André Thomas